Dans le grenier, nous avons décidé de mettre un pare-vapeur pro-climat, plutôt que directement des plaques d’OSB.

Pourquoi, car cela coute moins cher que de mettre deux plaques l’une sur l’autre.

La pose du pare-vapeur est assez simple, il faut une très bonne agrafeuse, un cutter et c’est parti. C’est bien évidement plus facile à deux pour le placer, mais c’est faisable tout seul. Il faut que les différentes couches se juxtaposent d’au moins 5 cm. Ensuite comme pour les plaques, il faut placer le tape aux jonctions.
Avant de projeter la cellulose, il est plus que préférable de latter aussi bien horizontalement que verticalement. Surtout au niveau des caissons. Si votre agrafeuse fonctionne bien, cela va assez vite. Il faut mettre des agrafes tous les 10cm.


Pour l’isolation proprement dite de la maison, nous faisons projeter de la cellulose dans les caissons de l’ossature. Ce qui représente une épaisseur d’isolation de 18cm au niveau de l’enveloppe de la maison.

Chaque caisson doit être correctement rempli et donc il faut faire un bon repérage avant que les plaques d’OSB soient placées (l’OSB sert de contreventement donc il est placé dés le début). Pour cela n’hésitez pas à faire des photos (faites en beaucoup) au fur et à mesure. Soyez attentif à cette étape car les plaques sont vite posées. Un détail important à savoir est qu’on ne sait pas projeter de la cellulose dans des caissons trop petits (10cm de largeur). Il faut donc être attentif aux caissons trop petits et les remplir avec un isolent avant que les plaques d’OSB soit mises.
Normalement si le menuisier qui effectue votre maison travaille correctement et comprend la méthode utilisée (ce qui n’est pas toujours facile à faire comprendre), il fera attention à ces détails et vous avertira des endroits plus sensibles. Au cas ou, si vous ne savez pas suivre certaines étapes, n’hésitez pas à lui expliquer qu’il est important pour votre isolation, que vous sachiez avant le placement des plaques intérieures, l’existence de caissons de petites tailles.
Par ex : j’ai trouvé quelques caissons de 10 sur 10 qu’il ne faut bien attendu, ne pas oublier. Il y a aussi les caissons qui pourraient être difficile d’accès. Ces tous ces points qui demandent une bonne communication avec l’entrepreneur qui exécutera votre structure bois.
Pour les petits caissons, j’ai bien rempli avec de la laine de roche, j’aurais du mettre de la laine de chanvre (plus dans l’idée générale de notre manière de construire) mais par manque de temps, je suis allé au plus facile. Pour les caissons trop fins ou trop petits, j’ai utilise de la mousse polyuréthane. On fait comme on peut, voilà pourquoi je vous conseille de bien en discuter avec le menuisier. Quand on ne prend pas le temps d’y réfléchir avant, on fait un peu n’importe quoi ensuite.

Autre point important quand on isole ça maison de cette manière, c’est de latter vos panneaux extérieurs. Si vous faites installer un bardage en bois, c’est l’entrepreneur qui l’effectue si vous faites autrement, veillez à ce que le lattage soit fait avant de souffler la cellulose. Pourquoi, ça dégomme, je l’ai fait par nécessité et heureusement. J’étais en train de finir de mettre mes lattes alors qu’ils étaient en train de souffler quand j’ai vu mes derniers panneaux de celit commencés à s’arracher. J’ai fait chauffer ma visseuse pour finir de mettre mes lattes. C’est assez impressionnant à voir.

Il faut aussi ne pas avoir des caissons trop longs, par ex : en toiture, j’avais des caissons de 4 m de long, j’ai donc coupé les caissons en deux.
Il faut faire attention aussi de ne pas avoir de trou intérieur et extérieur (endroit de découpe plus délicate).



Nous prévoyons de mettre un insert (cassette, foyer encastré) et nous devons installer une cheminée. La cheminée sera un tubage en inox double paroi avec un diamètre intérieur de 150mm. Dans une ossature bois, il n’y pas d’autre solution, sauf si vous faites une cheminée en maçonnerie.
Il existe différents diamètre donc renseignez-vous si vous avez déjà votre poêle ou insert, il faut que cela corresponde à sa sortie.
En principe une cheminée doit être la plus droite possible mais des coudes à 45° sont permis, mais le moins possible.
Quelque soit le type de construction, on ne joue pas avec le feu. Il y a des matériaux et des distances de sécurités à respecter. Dans notre cas, le tubage inox double paroi est obligatoire mais également le respect d’une distance de sécurité tout autour de ce tubage. Le tubage doit se trouver à une distance minimal de 8cm de tout matériaux combustible (même pour du double paroi).

Pour isoler, votre insert, caisson, ou pour tout autre, autour du foyer, il faut de la laine de céramique ou de la laine de roche. Ne mettez pas autre chose.
Pour faire mon caisson, j’ai utilisé des panneaux Fermacell (ils sont résistant au feu) et des profils métal stud.
Pour vous donner un exemple, j’ai une collègue qui louait une maison. Les propriétaires ont fait les travaux eux-mêmes et ils ont fait un peu n’importe quoi. Résultat, ma collègue a eu le feu. Un début de feu de cheminée, les pompiers sont arrivés, ils ont ouvert le coffrage de cheminée et avec l’apport d’oxygène, le feu à prix à une vitesse fulgurante. Les pompiers lui ont expliqué qu’il y avait une combustion lente ou dormante des matériaux et que le feu se serait déclenché tôt ou tard.
Donc, ça n’arrive pas qu’aux autres, soyez prudent.
Vous trouverez ci-dessous 2 brochures éditées en collaboration avec le laboratoire CERIC:

- Guide cheminées : construction, rénovation, adaptation

- Solutions de conduits en maison individuelle



Les enduits en argile. Nous avons décidé d’enduire certains murs avec de l’argile pour deux raisons. La première raison est que les maisons ossatures bois ont une très faible inertie à la chaleur. C’est-à-dire qu’elles ne stockent pas la chaleur. En effet, les murs sont principalement de l’isolation et les matériaux comme le bois restitue rapidement la chaleur. Pour cette raison, on a décidé de réaliser certains murs en briques de terre crues avec un enduit en argile (pour la cheminée) et de placer des nattes de roseaux sur les parties OSB qui seront enduite d’argile. De cette manière, nous obtenons un peu plus de masse dans laquelle la chaleur pourra être stocké et restituée lentement.

Les nattes de roseaux, nous servent de support pour appliquer l’argile car enduire directement sur l’OSB, ne permet pas d’avoir une bonne adhérence. Les nattes font environs 5cm d’épaisseur et sont fixées avec rondelles et des vises. Elles augmentent en même temps un peu l’isolation du mur sur lequel elles sont placées.

Application de l’argile. Cela se décompose en trois phases :
- Une couche avec un enduit possédant un grain assez gros (environ 2cm)
- Une couche avec un enduit possédant un grain assez moyen (moins de 1 cm)
- Une couche avec un enduit possédant un grain assez fin (qq mm)

Cela dépend aussi de la finition que vous souhaitez, si vous préférez voir la paille et un aspect plus rustique. Cela est obtenu en appliquant seulement un grain moyen en dernière couche. Si une finition impeccable vous intéresse, il faudra mettre la couche avec un grain fin en plus.

Enduire. Tout d’abord avant d’enduire, il faut humidifier le support. Préparer votre mélange. Pour cela, il suffit simplement de rajouter de l’eau à l’argile. La quantité d’eau est assez difficile à quantifier. Faites des essaies. Pas assez d’eau, enduire deviendra difficile. Trop d’eau, vous en mettrez partout et le mur va se déformer.
Bien mélanger est assez important pour obtenir un mélange bien souple et une belle texture.
J’ai utilisé le même principe que pour appliquer du plâtre, taloche et riel. Certain utilise les couteaux à lisser. La grosse différence, pour moi pour l’instant, est qu’il est difficile de reprendre un travail en cours. Surtout quand c’est votre dernière couche. Obtenir des raccords qui ne se voient, n’est pas facile.
Normalement, on doit pouvoir effectuer des réparations, mais je ne connais pas encore la technique.

Pour les personnes un peu septiques, l’argile une fois appliquée est dur comme de la brique. Ca ne fait pas plus de poussière que du plâtre ou de la brique. Si on doit recommencer une partie, il suffit de retirer ce qui a été fait et de tout remettre dans la cuvelle, mettre de l’eau et mélanger.

Pour humidifier, j’ai utilisé un pulvérisateur. Et il faut effectuer l’opération à chaque fois qu’on commence une nouvelle couche.

Faites attention aux conditions atmosphériques, suivant celles-ci votre mur va sécher lentement ou rapidement, c’est mieux lentement. Cela évite que votre mur ne craque.
J’ai fait un mur un jour d’hiver ensoleillé mais très froid, résultat mur fissuré à plusieurs endroits. Si vous n’avez pas le choix, n’oubliez pas de l’humidifier plusieurs fois sur la journée et pendant quelques jours.












A présent que tous les tuyaux, les câbles sont placés, on peut penser à s’occuper du sol. Première chose à penser, l’isolation. Même si on a un vide ventilé ou une cave, il est important d’isoler la dalle de sol pour éviter, toujours, nos fameux ponts thermiques. Après quelques réflexions sur ce qui est le meilleur et ce qui est le moins cher, nous avons opté pour la projection de mousse polyuréthane projetée.
Pourquoi ce choix ? Au départ on pensait mettre des plaques de styrodur au sol, mais le problème est d’obtenir de bonne jonction et une bonne étanchéité. En plus, il faut faire des rainures dans le styrodur à l’endroit ou se trouve les câbles et les tuyaux. On a trouvé que la projection de mousse est plus adapté et plus efficace. En effet, nous avions placé des panneaux de styrodur dans le prolongement de la cave, pour limiter les ponts thermiques entre la cave et le rez-de-chaussée. La lisse de l’ossature bois étant sur des calles, on peut également obtenir un raccord optimal avec ces plaques et l’ossature. Nous avons dû faire, néanmoins, un compromis. Comme nous avons des demi-niveaux, il faut donc également projeter de la mousse sur les parties verticales. Mais la projection horizontale ou verticale n’est pas au même prix. Cela revenez moins cher de le faire soi-même, en effectuant un contre lattage et en mettant, cette fois, des plaques de styrodur. De toute façon dans notre cas, le contre lattage était obligatoire. J’ai donc inséré mes plaques entre les chevrons de mon contre lattage et utilisé une bombe de mousse polyuréthane pour une bonne étanchéité.
Lorsque la société de projection de mousse polyuréthane est venue, toute la surface a été prise dans la projection, nous avions donc une continuité, je l’espère parfaite, de notre étanchéité et isolation au sol. Une matinée a suffit pour effectuer le travail et le temps de séchage est de quelques minutes. Le problème est qu’il faut attendre que les particules dans l’air se soient évacuées. C’est assez nocif.

Même si la personne a essayé de bien répartir la mousse, il arrive parfois que la mousse ne se soit pas bien mise dans certain coin, n’hésitez donc pas à repasser avec une bombe de mousse.



Pour le sanitaire, j’ai un peu tout découvert au fur et à mesure. J’ai utilisé des tuyaux en alpex et des raccords à sertir. J’ai placé un collecteur pour l’eau chaude et un pour l’eau froid et un dernier pour l’eau de pluie qui sera en circuit indépendant. J’ai tout distribué au rez-de-chaussée en 16 et ensuite je suis parti en 20 vers la salle de bain avec de nouveau un collecteur pour chaque.


Pour les eaux usées, on peut partir en diamètre 40 pour le lavabo, évier, baignoire, douche mais j’ai remarqué après avoir reçu ces deux derniers que les sorties sont en diamètre 50. Quand on prévoit trop tôt ou trop à l’avance on ne peut pas s’en rendre compte, j’ai du donc mettre des réducteurs 50/40.
Par contre, j’ai raccordé le lavabo, la douche et la baignoire sur un diamètre 50 pour arriver dans la colonne principale en 110. Pour les wc’s les sorties sont en 90.
Pour l’étanchéité des raccords, j’ai utilisé du chanvre avec une sorte de graisse à chanvre spécialement conçue pour ça. Il faut bien enrouler le chanvre sur le pas de vis pour qui ne se déroule pas quand on le visse. C’est la partie la plus délicate. Pour l’alpex, il faut faire attention en coupant la gaine annelée, car une petite griffe sur l’apex, à l’endroit ou il y a un coude et votre tuyau s’ouvre. Je mettrai une photo car cela m’est arrivé. L’alpex est bien pratique mais il reste cependant assez fragile. Préférez donc des tuyaux avec gaine surtout en passage dans la maçonnerie (hourdis, murs,…). Vous pouvez aussi utiliser du téflon mais le chanvre a comme avantage que l’on peut desserrer sans avoir de fuite.



Ensuite vient le bon moment pour commencer l’électricité et les sanitaires.
Pour l’électricité, il faut tout d’abord bien réfléchir à la disposition générale des équipements et des luminaires (le plus difficile). Bien déterminer ses besoins et le confort d’utilisation. Bien penser à la disposition des prises, voir ou il est intéressant de placer des interrupteur pour contrôler certaines prises (machine à la laver, coin TV, coin bureau, lampe sur pied, …). Même chose avec les interrupteurs des lampes, bien penser ou mettre un inverseur, un deux direction, bouton poussoir, …
Pour les ossatures bois, il faut utiliser de câble une résistance au feu plus élevée que les câbles que l’on installe dans une construction traditionnelle. Donc ici on ne mettra pas de câble VOB dans un tube annelé, on utilisera du XVB. C’est du câble enrobé avec différentes couche de plastique (PVC). La couche intérieure est blanche et bien souvent celle a l’extérieure est grise. Ce câble n’a pas besoin d’être mis dans une gaine de protection mais je conseille de mettre une gaine lorsque vos câbles passent dans de la maçonnerie (cave, à travers les ourdis, dans la chape,…). Dans les autres endroits vous pouvez simplement les fixer sur l’ossature avec des clips câbles.


Une chose aussi à savoir, en principe on ne doit pas percer les murs des cloisons extérieurs pour respecter l’étanchéité du bâtiment, il faudra donc passer par la cave vers l’extérieur pour raccorder vos lampes extérieures. Il faudra aussi penser à prévoir les câbles si vous avez choisi de mettre du bardage en bois. Discutez-en avec le menuisier.

A l’intérieur, il faudra donc prévoir un contre lattage de la profondeur d’un blochet. il est peut-être intéressant de prévoir un câble en plus ou plutôt un moyen de pouvoir passer un autre câble. En effet, il n’est pas toujours facile de penser à tout et de savoir à l’avance si on a fait les bons choix. Tant qu’on habite pas dans la maison, c’est toujours délicat. Passer des tubes dans certains endroits stratégiques peut-être intéressant, coin TV, cuisine, bureau,… ou dans un endroit dont on est pas sur que cela soit nécessaire mais ou on s’est posé la question.

Par exemple, j’ai mal réfléchi à mon réseaux de prise salon. A un moment donné, j’ai voulu faire un deuxième réseaux de prises commandé par un interrupteur bipolaire. J’ai donc séparé le câblage à un endroit qui n’est pas confortable à l’utilisation. Un peu trop loin d’un point central. J’ai une lampe qui est connectée à une de ces prises et je dois traverser la pièce pour l’éteindre. Ce n’est pas bien grave mais bon, quand on peut faire mieux, c’est un peu vexant. Bon il y a toujours une solution mais c’est dommage de devoir défaire.
Pour la cuisine, j’ai prévu un morceau de plaque de 5cm que je n’ai pas collé (niveau sol). Je pourrais mettre une plainte sans que cela se voit et je pourrais toujours passer des câbles au cas ou par la suite.



Pour isoler les cloisons intérieures du bruit, on a choisi de mettre de la laine de bois. Ce sont des panneaux de 1350x600x80. Il faut les mettre en serrage et on les découpe soit avec un couteau spécial, soit avec une scie circulaire. Je n’ai pas acheté le couteau car pour simplement cet usage cela n’en valait pas la peine. J’ai essayé avec la scie circulaire mais il y avait des bourrages donc j’ai utilisé une scie à métaux.
Je faisais juste avant de couper les panneaux de laine bois un trait avec un cutter pour guider mon sciage.
C’est un peu fastidieux pour le sciage dans la longueur mais ça fonctionne bien.

Ce qu’il ne faut pas oublié à cette étape, c’est de mettre le tape qui permet une bonne étanchéité à l’air. J’avais commencé et comme les châssis n’étaient pas encore installés, j’ai préféré attendre un peu (le tape tient bien mais il se décolle légèrement sur les bords avec l’humidité Le problème est que l’on passe d’une chose à l’autre et on se retrouve un peu ennuyé car on est allé trop vite et on doit démonter pour faire les choses correctement.

Mettre le tape, ça prend du temps et beaucoup beaucoup de rouleaux. Les rouleaux de tape coutent entre 15€ (vert) et 17€ (bleu). Il y a deux sortes de tapes, celui qui ne colle pas quand on le recouvre et celui qui colle quand on le recouvre. La différence de prix entre les deux et très faible mais bon il nous a fallu plus de 30 rouleaux. Faites le calcul, ça fait mal de payer autant pour du tape.
Il faut mettre du tape entre les différents interstices des plaques OSB, autour des châssis et des portes. Pour ceux-ci, j’ai finalement utilisé du silicone car le tape est très difficile à retirer ensuite, si vos ébrasements ne le recouvrent pas entièrement c’est la galère pour retirer la colle qui reste sur le châssis.

L’isolation des cloisons faite, le contre lattage pour placer les plaques de Fermacell peut commencer. Les plaques mesures 1m50 sur 1m donc je place les lattes tous les 50 cm et je centre la latte entre deux plaques. J’ai pris des lattes de 2 cm sur 1 cm mais peut être qu’il est plus intéressant de prendre des lattes un peu plus large 3 ou 4 cm pour les raccords entre les plaques et surtout pour le placement au plafond. Ça ne pose pas trop de problème avec une latte de 2 cm mais le Fermacell casse facilement quand on est trop près du bord. Une autre solution et de mettre deux lattes cote à cote.

Ne pas oublier de passer tous ces câbles électriques et les tuyaux pour la plomberie.

Pour fixer les plaques Fermacell, on utilise des vis spéciales. Elles ressemblent aux vis pour les plaques de gyproc, sauf que la tête est plus étroite. Il faut faire attention de ne pas mettre les vis trop prés du bord car le bord se casse facilement. Les plaques de Fermacell étant plus solide que du gyproc, c’est donc plus difficile pour y fixer les vis. Il faut absolument le bon embout et l’idéal est d’avoir une visseuse à choc.

Le placement des plaques de sol, ce fait par collage (colle Fermacell) et on les met en pression à l’aide d’une vise inférieure à l’épaisseur. Cela permet d’avoir une couche flottante et non une couche visée dans le planché. Les clous ou les vises permettent la propagation du son, c’est pour cette raison qu’il faut faire attention de ne pas viser cette couche d’isolation phonique avec le planché.
La découpe des plaques se fait avec une scie circulaire car les plaques de Fermacell sont bien plus denses que des plaques de plâtre et bien plus solide.

Les plaques pour les murs sont visées et on applique également une colle sur chaque champ. On obtient donc des plaques toutes solidaires entres elles. Cette colle est très puissante. J’ai dû démonter un mur et les trois plaques collées ensemble formaient un panneau à part entière. Il faut faire un peu attention mais essayez avec une plaques de gyproc de 3m de haut sur 1m50 de large, je ne suis pas sur quelle restera entière.
Il faut faire attention aussi à la colle que l’on met sur le champ. Il faut quelques heures pour quelle sèche mais ensuite elle durcie très fort. Si vous oubliez de la gratter, c’est un peu la galère. Dans ce cas, j’utilisais un ciseau à bois pour pouvoir l’enlever.
Faites attention à vos vêtement, la colle ne part plus une fois sur un tissu et faites attention à vos mains, portez des gants de toute façon vous allez le comprendre très vite.
Il ne reste plus qu’à donner un coup de ponçage sur les joints et d’enduire le tout, enfin juste les jointures. On aurait dû enduire toute la surface mais pour gagner surtout du temps et de l’argent, on a fait juste le minimum. Le résultat n’est pas mauvais même s’en enduire, il faut faire attention quand on ponce et aux raccords entre différents niveaux.
J’ai fixé toutes les plaques avec une visseuse mais le vissage est beaucoup plus facile avec une visseuse à choc, c’est vraiment efficace.

Pour information, les plaques de Fermacell peuvent servir pour le contreventement.



En attendant la pose des châssis, j’ai commencé à mettre le plancher dans le grenier (plaques OSB). Ensuite nous avons commencé à l’azurer en blanc les lattes que nous placerons sur le gitage du rez-de-chaussée. Le gitage sera donc apparent avec les lattes posées sur le dessus.
On a du arrêter de peindre car il commence à faire trop froid pour la l’azure. Je ramène donc les lattes pour les peindre dans la cave où l’on habite pour l’instant.

Un peu d’équilibrisme pour placer les lattes mais cela avance vite, surtout si elles sont déjà préparées et coupées à la bonne longueur. J’ai fixé les lattes avec des clous sans tête, j’en ai mis 4 à 5 par latte.

Après quelques mois, le bois à bien travaillé et les lattes se sont bien écartées les une des autres. Je ne comprends comment cela se fait. J’ai laissé un écart d’un bon centimètre en périphérie pour que le bois puisse travailler et que le plancher reste plat. La chose que je ne m’explique pas est que si on mesure tous les écarts entre les lattes cela doit bien faire plus de quelques centimètres, c’est un peu fou.
En résumer, n’hésitez pas à mettre beaucoup de clous et des clous qui dépassent au moins de 2cm.