Les enduits en argile. Nous avons décidé d’enduire certains murs avec de l’argile pour deux raisons. La première raison est que les maisons ossatures bois ont une très faible inertie à la chaleur. C’est-à-dire qu’elles ne stockent pas la chaleur. En effet, les murs sont principalement de l’isolation et les matériaux comme le bois restitue rapidement la chaleur. Pour cette raison, on a décidé de réaliser certains murs en briques de terre crues avec un enduit en argile (pour la cheminée) et de placer des nattes de roseaux sur les parties OSB qui seront enduite d’argile. De cette manière, nous obtenons un peu plus de masse dans laquelle la chaleur pourra être stocké et restituée lentement.
Les nattes de roseaux, nous servent de support pour appliquer l’argile car enduire directement sur l’OSB, ne permet pas d’avoir une bonne adhérence. Les nattes font environs 5cm d’épaisseur et sont fixées avec rondelles et des vises. Elles augmentent en même temps un peu l’isolation du mur sur lequel elles sont placées.
Application de l’argile. Cela se décompose en trois phases :
- Une couche avec un enduit possédant un grain assez gros (environ 2cm)
- Une couche avec un enduit possédant un grain assez moyen (moins de 1 cm)
- Une couche avec un enduit possédant un grain assez fin (qq mm)
Cela dépend aussi de la finition que vous souhaitez, si vous préférez voir la paille et un aspect plus rustique. Cela est obtenu en appliquant seulement un grain moyen en dernière couche. Si une finition impeccable vous intéresse, il faudra mettre la couche avec un grain fin en plus.
Enduire. Tout d’abord avant d’enduire, il faut humidifier le support. Préparer votre mélange. Pour cela, il suffit simplement de rajouter de l’eau à l’argile. La quantité d’eau est assez difficile à quantifier. Faites des essaies. Pas assez d’eau, enduire deviendra difficile. Trop d’eau, vous en mettrez partout et le mur va se déformer.
Bien mélanger est assez important pour obtenir un mélange bien souple et une belle texture.
J’ai utilisé le même principe que pour appliquer du plâtre, taloche et riel. Certain utilise les couteaux à lisser. La grosse différence, pour moi pour l’instant, est qu’il est difficile de reprendre un travail en cours. Surtout quand c’est votre dernière couche. Obtenir des raccords qui ne se voient, n’est pas facile.
Normalement, on doit pouvoir effectuer des réparations, mais je ne connais pas encore la technique.
Pour les personnes un peu septiques, l’argile une fois appliquée est dur comme de la brique. Ca ne fait pas plus de poussière que du plâtre ou de la brique. Si on doit recommencer une partie, il suffit de retirer ce qui a été fait et de tout remettre dans la cuvelle, mettre de l’eau et mélanger.
Pour humidifier, j’ai utilisé un pulvérisateur. Et il faut effectuer l’opération à chaque fois qu’on commence une nouvelle couche.
Faites attention aux conditions atmosphériques, suivant celles-ci votre mur va sécher lentement ou rapidement, c’est mieux lentement. Cela évite que votre mur ne craque.
J’ai fait un mur un jour d’hiver ensoleillé mais très froid, résultat mur fissuré à plusieurs endroits. Si vous n’avez pas le choix, n’oubliez pas de l’humidifier plusieurs fois sur la journée et pendant quelques jours.